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       Après avoir assisté aux investigations et à l’interrogatoire avec le policier, le pêcheur polonais se rendit chez son grand-père. Il savait que celui-ci pourrait lui apporter des informations cruciales qui feraient avancer l’enquête. En quittant les bords de Seine, le pêcheur avait discrètement pris sur le cadavre un résidu de plancton pour le montrer à son aïeul et lui demander de l’analyser. Il n’avait pas vu celui-ci depuis plus d’un mois et se mit donc en route vers sa péniche sur la Seine. Le grand-père du pêcheur vivait dans ce lieu relativement insalubre depuis qu’il était arrivé, autrefois, de Pologne en voiture avec sa famille. Tous ses frères et sœurs étaient décédés, sauf lui.

Lorsque le pêcheur arriva, il lui dit : « Alors Papi, toujours SDF ? » L’autre lui répondit : « Bah oui, pourquoi tu viens me voir ? » avec une voix rocailleuse. La nostalgie frappa le pêcheur en plein cœur. Il regarda son grand-père avec émotion. Puis il lui raconta l’affaire, avec comme indice le plancton récupéré sur le cadavre... et lui dit à quel point cette mort l’intriguait. Le grand-père resta ébahi devant une affaire criminelle arrivée si près de chez lui. Le pêcheur demanda des informations sur le type de plancton qu’il avait sur lui. « Assieds-toi, mon petit », dit son grand-père d’une petite voix cassée en apportant des bières. Fasciné il ajouta, tout en observant dans son microscope : « Il existe deux types de plancton : le zooplancton et le phytoplancton ». Et le pêcheur lui demanda : « Ça sert à quoi tout ça ?     
- Bah à rien, je voulais juste le dire pour avoir l’air intelligent », répondit le grand-père en remplaçant les deux quenottes de son dentier, tout en lui montrant l’image au microscope. « Tu es sûr que ces échantillons viennent bien de la Seine ? Sérieusement, c’est improbable. »

         S’ensuivirent de longues minutes d’investigations. D’après les résultats du grand-père, le corps avait dû faire un petit tour dans la mer : les résidus de plancton venaient en effet de la Manche. « Il a tout simplement été transbahuté de la mer au fleuve ! » s’exclama-t-il. Et le temps qu’il fallait pour que le plancton se développe était d’un mois... « Hum... Intéressant... Merci beaucoup ! » Le pêcheur prit note des conclusions de son grand-père et courut les apporter au commissariat. Resté seul, le grand-père poursuivit sa méditation. Il était impossible pour un corps qui avait été retrouvé dans la Seine d’être passé par la mer... Il tâcha d’imaginer par quel chemin rempli d’obscurité le corps de l’adolescente aurait pu éventuellement passer. Il lâcha un soupir, assez content que le corps de la victime ait été retrouvé et examiné pour que le coupable obtienne la punition qu’il mérite : la jeune fille aurait pu finir aux oubliettes si son petit-fils et Rocambole n’avaient pas ouvert l’œil.

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L’enquête a montré la présence de plancton sur le cadavre. Il semble bien qu’une partie de la solution soit à chercher du côté de la mer. La Seine menant au Havre, où elle se jette dans la Manche, il faut donc aller dans cette direction.

Si vous suivez le pécheur polonais, vous descendez le fleuve sur la péniche de son grand-père, jusqu’à l’embouchure. Allez au 1.4.A. 

Si vous suivez Rocambole, vous cherchez des informations parmi les travailleurs du port du Havre, où notre héros a des connaissances. Allez au 1.4.B.

Si vous suivez le policier, vous allez en centre-ville du Havre. Allez au 1.4.C.

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