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-Au contraire, gardez les yeux ouverts jeune demoiselle, il y a tellement de choses à découvrir que vous ignorez. Je n’ai pas une vie facile non plus, je suis un vieil homme qui vit au milieu des charançons dans une bibliothèque tombée aux oubliettes depuis des années maintenant. Vous n’êtes pas la seule à avoir une vie misérable. Arrêtez de vous lamenter et reprenez-vous.
-Je… je suis… balbutia-t-elle.
-Je ne veux pas de votre pitié, coupa l’homme. Maintenant venez si vous le souhaitez, vous risquez de tomber malade à cause de cette averse.
Consciente qu’il ne fallait pas faire confiance aux inconnus, Joséphine le suivit tout de même à cause de sa curiosité.
Lorsqu'ils furent arrivés devant la fameuse bibliothèque, Joséphine s’arrêta soudainement.
-Donc… vous vivez vraiment là-dedans ? demanda-t-elle avec dégoût.  
Le vieil homme lui répondit avec un sourire forcé, montrant ses quenottes mal lavées depuis un certain temps.
-Entrez, dit-il.
Il transbahuta une chaise posée à l’entrée de la bibliothèque pour la poser au milieu de celle-ci, afin que Joséphine s’installe.
-Asseyez-vous, je vous en prie.
Joséphine s’assit tout en le remerciant d’un hochement de tête. 
-Êtes-vous toujours ivre ? demanda soudainement la jeune fille. 
-Non, plus trop. Et vous, le suicide est toujours d'actualité ?
-Vous savez que ce n’est pas bien de se mettre dans cet état, répondit la jeune fille en évitant la question posée.
-Ce n’est pas une jeune fille qui va m’apprendre la vie.
-Oui bon, vous êtes une personne inconsciente, je vous préviens juste.
-Hum, dans ce cas merci pour votre conseil, mais je m’en passerai bien. 
-Ce que vous êtes désagréable !
-Par contre vous avez raison pour une chose, j’ai mal au ventre, j’ai l’impression que mon estomac se désentripaille à chaque mouvement que je fais, répondit le vieil homme en se recroquevillant sur sa chaise.
-Je vous l’avais bien dit, répondit-elle avec un regard désapprobateur. 
-Oui, bon pas besoin de me regarder comme ça, dit l'homme en lui jetant un coup d’œil.
Il y eut un silence qui dura jusqu'à ce que Joséphine dise au vieil homme :
-Cela me fait mal que vous dormiez ici tous les soirs. N'avez-vous pas peur de ce qui pourrait vous arriver ?
-Non, pas vraiment, dit-il en haussant les épaules. En fait, je m'en fiche complètement. Je m'y suis même habitué.
-Si vous le dites. Moi, je ne pourrais jamais rester dans un endroit pareil, dit-elle en hésitant de peur de le vexer.
-Parce que vous êtes une de ces personnes qui s'attend à ce qu'on lui serve tout sur un plateau. Vous êtes une fille malheureuse car vous avez toujours tout ce que vous voulez, sans jamais vous battre pour cela.
- Vous ne savez rien de moi, dit-elle fermement, consciente qu'elle ait pu le vexer. Et vous, vous êtes un de ces pauvres types qui jugent trop vite une personne.
- Quel sentimentalisme, dites donc. Vous prenez tout personnellement, dit l'homme en levant les yeux au ciel.

​

  • Si vous voulez connaître le point de vue de Joséphine, courez en 8.4.C

  • Si c'est la vision de l'homme qui vous intrigue, allez en 8.4.D

  • Si vous avez envie d'une touche de magie, glissez vers 8.4.F

 

HASSAN Kenza, BEGUÉ Nicolas


Élèves de 1 ES1 du lycée Emily Brontë
le 17 janvier 2017

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